Le jeûne du 1e mai, ou l'expérience de la fragilité

Publié le

Le jeûne  du 1e mai, ou l'expérience de la fragilité

Un extrait du dernier livre de Geneviève Azam, Osons rester humain. Les impasses de la toute puissance, qui a accompagné notre temps de "spiritualité pour tous" à la fin de la rencontre avec Benoît, Jean-Lou et Thomas de l'association "Avenir Climatique", plat de résistance de notre jeûne du 1e mai :

"L’expérience de la fragilité humaine peut dessiner un nouveau chemin. Un chemin semé d’embûches, tant cette fragilité est refoulée dans l’espoir d’un dépassement par des relais techniques qui sauveraient une humanité en déréliction. Une fragilité qui restitue aux humains leurs capacités et leur besoin d’être en commun, d’être avec l’Autre, avec les autres et avec la nature dans toutes ses dimensions. Une fragilité qui exprime simplement le fait que d’autres humains nous sont nécessaires pour vivre d’abord, puis pour faire société, des humains qui sont inscrits dans des mondes dont ils héritent, qu’ils transforment et qui les protègent. Une fragilité qui s’accorde avec la reconnaissance de la part naturelle de la vie humaine et de l’altérité de la nature."

Commenter cet article